Quelles solutions de mobilité pour répondre aux enjeux de la transition énergétique ?

publié le 06-06-2019 par kdelajoud -

L'article : "Plus de vélo et moins d'auto : la loi mobilité arrive à l'Assemblée nationale"

France Inter, 3 juin 2019 | Sandy Dauphin et Julien Baldacchino

https://www.franceinter.fr/societe/plus-de-velo-et-moins-d-auto-la-loi-mobilites-arrive-a-l-assemblee-nationale

Le sujet : L’écomobilité 

De quoi parle-t-on ? L’écomobilité, ou mobilité durable, est une politique d'aménagement et de gestion du territoire et de la ville qui favorise une mobilité pratique, peu polluante et respectueuse de l'environnement, ainsi que du cadre de vie [Futura-sciences].

A noter : à l’échelle du Pays Basque, le secteur des transports est le second poste le plus énergivore (après le secteur résidentiel) en représentant 35% des consommations énergétiques (2 281 GWh). Il est également l’un des principaux secteurs émetteurs de GES (après l’agriculture) en émettant 32% des GES sur le territoire (729 ktCO2e). Le transport routier a par ailleurs un impact majeur sur la qualité de l’air du territoire via l’émissions d’oxyde d’azote (NOx) engendrant des impacts sur l’environnement et la santé.

Effectivement, la mobilité des biens et des personnes a des impacts sur la santé (impact des polluants atmosphériques, bruits, fatigue, stress, insécurité routière…) et l’environnement (émission de gaz à effet de serre, consommation énergétique, nuisances visuelles et sonores…)

L’évènement :

Depuis le lundi 03 juin 2019, la loi d’orientation des mobilités (LOM), portée par la ministre des transports, Elisabeth Borne, est examinée à l’Assemblée nationale, et ce pour trois semaines. Qualifiée de « boîte à outils » règlementaire au service des collectivités locales, cette loi vise à lutter contre les fractures territoriales en matière de déplacements, notamment en combattant le « tout automobile », et à verdir les déplacements du quotidien. Ce texte s’inscrit dans un contexte social agité, la question de l’augmentation des taxes sur les carburants étant un des critères à l’origine du mouvement des gilets jaunes. Ceci rappelle à quel point les questions environnementales - dont celle de la mobilité durable - sont indissociables des enjeux sociaux.

A noter :

  • 1 français sur 4 a déjà refusé un emploi faute de solution pour s’y rendre,
  • Sur 80% du territoire français, aucune solution alternative à la voiture individuelle pour les transports du quotidien n’existe,
  • Le transport est le premier poste de dépenses pour un ménage (18%), devant l’alimentation et le logement,
  • 7 français sur 10 se rendent au travail en voiture.

[Source : Ministère de la transition écologique et solidaire]

Ainsi, réduire la dépendance à la voiture essence ou diesel dans les zones rurales et périurbaines à travers plus de financement pour les petites lignes de trains est l’une des promesses apportées par le texte. Autre priorité de la loi LOM : favoriser la marche et le vélo, avec pour objectif de tripler la part de nos trajets à vélo d’ici 2024 (en prévoyant plus de pistes cyclables, davantage de stationnements sécurisés...).  Des mesures incitatives en faveur du co-voiturage et de l’autopartage sont également à l’ordre du jour. Ainsi, les employeurs pourraient rembourser à hauteur de 400€ leurs salariés, afin d'encourager les déplacements domicile-travail à vélo ou en covoiturage. De la même manière, pour en finir avec les voitures roulant au diesel ou à l’essence d’ici à 2040, le gouvernement joue aussi la carte de l’incitatif côté voitures électriques en facilitant l’installation de bornes de recharge. Des incitations à la mise en place d’un plus grand nombre de zone restreintes pour les véhicules polluants sont par ailleurs prévues par le texte. Autre nouveauté qui pourrait se voir appliquer : dans les territoires ruraux, les transports scolaires pourront être ouverts à d'autres usagers, facilitant les déplacements.

Un nouveau cadre à la mobilité de tous les français semble progressivement se dessiner, vers une mobilité de plus en plus connectée, partagée, multiforme et décarbonée.

En synthèse :

La question de l’écomobilité, actuellement à l’étude au sein de nos instances nationales, s’inscrit également au cœur des enjeux de la CAPB, comme en témoigne l’organisation (novembre 2017 –Bayonne) d’un atelier pour contribuer aux Assises Nationales de la Mobilité qui visait justement à faire émerger des propositions innovantes locales, déclinables nationalement pour la future loi de mobilité.

Le Pays Basque, fort de ses diversités à la fois littorales et montagnardes, rurales et transfrontalières et de la multiplicité de pratiques de ses publics (habitants, touristes, visiteurs…) représente effectivement un véritable laboratoire des mobilités...

Et selon vous, quels sont les principaux leviers qui permettraient de construire, à l’échelle du Pays Basque, les mobilités de demain, aujourd’hui au centre de vastes enjeux de transition énergétique et de meilleure accessibilité de nos territoires pour tous les publics ?

Pour aller plus loin :

  • Projet de loi d’orientation des mobilités [Legifrance]
  • Contribution à l’écriture de la Loi d’orientation des mobilités de 2018 issue de l’atelier Mobilité Pays Basque du 17 novembre 2017 organisé à Bayonne [assisesdelamobilite.gouv]

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